
Le Référentiel national de la qualité d’accueil du jeune enfant a été publié en juillet 2025. Rédigé par un comité scientifique, c’est un outil d’accompagnement — pas un texte de loi. Il ne remplace pas les textes réglementaires existants mais vient les compléter en proposant des repères concrets pour améliorer la qualité des pratiques professionnelles.
Il concerne l’ensemble des acteurs de la petite enfance :
💡 Point important pour la VAE : comme le souligne Emilie DEZANDEZ lors de cet atelier, les candidats à la VAE petite enfance ont tout intérêt à s’approprier ce document pour faire des liens explicites avec leurs situations professionnelles lors de l’oral.
La première grande thématique du référentiel porte sur la relation entre le professionnel et l’enfant. Elle place la sécurité — physique ET affective — au cœur de toute pratique d’accueil.
Le référentiel établit une différence importante entre « adaptation » et « familiarisation ». La familiarisation est le terme recommandé : elle a pour objectif de permettre à l’enfant de découvrir le lieu et les professionnels en présence de ses parents, à son rythme. Ce n’est pas une adaptation que l’enfant doit réussir — c’est une transition que l’équipe doit accompagner.
Le rôle du professionnel de référence est de créer un lien sécurisant et individualisé entre l’enfant, la famille et l’équipe. Le doudou, en tant que repaire affectif, fait partie des outils reconnus pour faciliter cette transition.
L’observation professionnelle doit servir à comprendre les besoins et les émotions de l’enfant pour adapter l’accompagnement — jamais à établir des diagnostics précoces, ce qui dépasse le rôle des professionnels de la petite enfance.
Les émotions de l’enfant, y compris les pleurs, ne doivent pas être supprimées mais accompagnées et nommées. Le référentiel préconise également des groupes d’analyse de pratique professionnelle pour permettre aux équipes de gérer leurs propres émotions.
La deuxième thématique porte sur la relation entre les professionnels et les familles. Le référentiel l’aborde sous l’angle de la co-éducation : les parents sont reconnus comme les premiers experts de leur enfant, tandis que les professionnels apportent leur expertise du développement de l’enfant.
Les transmissions ne doivent pas se réduire à des informations factuelles (« il a bien mangé, il a dormi 1h30 »). Le référentiel encourage les professionnels à inclure les dimensions affectives et relationnelles dans les échanges avec les familles.
En cas de désaccord sur certaines pratiques, la priorité est donnée à l’écoute, la reformulation et le dialogue constructif. Le professionnel reste garant du cadre de la structure tout en adoptant une posture bienveillante et non jugeante.
Les enfants aux besoins spécifiques doivent bénéficier d’une adaptation des propositions éducatives sans exclusion du groupe. Les structures doivent proposer des espaces de participation variés et flexibles, en respectant la disponibilité des familles.
La troisième thématique dépasse l’individuel pour s’intéresser à l’organisation dans son ensemble : direction, équipe, conditions de travail et rapport à l’environnement.
Le référentiel ne doit pas être sorti des tiroirs uniquement lors des inspections PMI. Il s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue des pratiques, à utiliser au quotidien.
Les professionnels doivent être sensibilisés à la prévention des maltraitances institutionnelles et intrafamiliales, et connaître les circuits de signalement. Le remplacement des absences et des départs en formation est également évoqué comme élément de stabilité pour l’accueil.
Le référentiel préconise un management collaboratif et participatif, fédérant l’équipe autour du projet d’établissement. La Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT) est reconnue comme essentielle pour prévenir les risques psychosociaux.
Nouveauté notable : le référentiel encourage une approche écologique responsable — recours à la seconde main pour les jouets, gestion responsable de l’eau, de l’énergie et des déchets.
Comme le souligne Emilie DEZANDEZ en conclusion de cet atelier : les candidat’e’s à la VAE (CAP AEPE, AP, EJE, TP IEPE) ont tout intérêt à faire des liens explicites entre leurs situations professionnelles et ce référentiel lors de l’oral.
Concrètement, cela peut prendre la forme de phrases comme : « Dans ma pratique, je me suis appuyée sur les principes du référentiel national en proposant une période de familiarisation individualisée... » ou « Conformément aux recommandations du référentiel, nous avons mis en place des échanges quotidiens qui incluent les dimensions affectives... »
Ce positionnement montre au jury que vous avez une connaissance des références professionnelles actuelles — ce qui fait toute la différence.
Pour aller plus loin et vérifier votre maîtrise du référentiel, retrouvez le quiz de 50 questions réalisé pendant cet atelier :
👉 Faire le quiz : Référentiel national qualité d’accueil 2025 (50 questions)
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